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L'art de l'entretien radiophonique    Page 8 sur 16

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Éructation - le Mer 11 Déc 2013, 23:23

Dans l'entretien avec le passionnant Pierre Kalfon on peut entendre cette élégante question :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2013/12/s50/RF_C11B87F8-A6E7-4134-ACB1-0839849ABBFB_GENE.MP3" debut="38:28" fin="39:00"]

Sinon L.A. se tait la plupart du temps (c'est heureux).

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De la question creuse à la question ouverte - le Mar 21 Jan 2014, 13:11

Dans le fil 'Une vie une oeuvre', Philaunet a écrit:[...] C'est Virginie Bloch-Lainé qui a drôlement aimé son émission ! Elle y a donné la parole (découpée en menues tranches) à quelques grosses pointures (Dandrey, toujours bon), dit de petits riens et et étouffé de tout aussi petits rires. Comme elle est sympathique, VBL ! Non pas nunuche, mais fraîche et innocente avec assez d'ignorance pour faire des « accroches » creuses (à la Nauleau) [...]

Aneffet, il y a un problème avec les questions ouvertes. C'est un art apparemment facile, mais dans les faits ça demande une écoute en profondeur et une très grande finesse. Il y a des as de la discipline. En voici deux : Alain Veinstein, Pierre Dumayet.

C'est un art tellement facile à simuler que les premiers programmes de discussion automatique, abusaient des tours que sont la reformulation et le renvoi de la question 'pourquoi' . C'était le cas du programme 'Eliza' conçu par Joseph Weizenbaum.  

La formation d'un intervieweur non directif, à supposer que ça soit souhaitable, consisterait à le faire évoluer de la question creuse à la question ouverte. De fait, France Culture n'est pas seulement un jardin d'enfants où Louise Tourret chante à tue-tête "L'école est finie". C'est aussi un stand de formation à l'interview, où l'on trouve tous les niveaux :
- Au niveau 'apprenti' : Sophie Nauleau
- Au niveau des bébés : Marie Richeux.
- Dans la classe des irrécupérables : Laure Adler qui, jeudi dernier, trouve le moyen d'interrompre son invitée Nelly Allard dès la première minute, alors que l'invité commence à peine à répondre à la première question, la voila en pleine phrase interrompue par Laure d'un horripilant "pourquoiiii ?". Ce "pourquoiiiii ?" qu'elle balance sur un ton de psychanalyste joué par un mauvais comédien dans un mauvais film (ou de mauvais psychanalyste joué par un fort bon comédien dans un film bien vu).  Elle renvoie le 'pourquoi' même quand un peu de réflexion devrait l'avertir qu'elle ne recevra que des réponses convenues ou imaginaires. Par exemple le lendemain soir elle demande à Patricia Petitbon "vous vouliez faire du piano quand vous étiez toute petite, mais pourquoi ?". Toute petite en l'occurrence c'était 4 ans. Sûr que l'invitée sait exactement ce qu'elle avait dans le citron quand on l'a collée devant un piano à 4 ans, ben voyons. D'ailleurs en écoutant les réponses, on remarque qu'elle n'est vraiment pas douée pour verbaliser avec précision, résultat les réponses seront floues, vagues, convenues, avec des mots non seulement à contre-emploi mais aussi c'est tellement standard qu'il faut décoder quasi tout ce qu'elle dit. Mais tout cela n'effleure pas un instant la productrice qui a dans son répertoire quelques tours tout prêts à l'emploi, et qui ne fait que tirer ses grosses ficelles. Ces soirs-là on se dit qu'Eliza ferait une aussi bonne ou plutôt une aussi mauvaise interview que Laure Adler.

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Dim 09 Fév 2014, 00:24

C'est absolument affreux l'entretien dans La nuit rêvée de Nicole Garcia. L'intervieweuse envoie ses questions avec un air posé et laborieux enfin pas toutes mais la plupart. Il faut quelques minutes pour supposer qu'elle lit ses questions. C'est terrible. C'est du Raphaël Mezrahi sauf que c'est pas pour faire rire. Mais qui donc dans la maison réécoute ce que ça donne et décide d'envoyer ça à l'antenne ? C'est vraiment se payer la fiole de l'auditeur, ça ! Je comprends bien qu'il faut apprendre le métier, mais depuis quand on donne le boulot à faire à des gens qui sont encore en apprentissage. On apprends toujours, je sais bien, et on s'améliore (enfin sauf Christine Goémé quand c'est elle qui fait les interviews, on a l'impression qu'elle est moins pro qu'il y a 10 ans). cela dit je ne dis pas non plus que c'est facile. Encore que Nicole Garcia n'est pas la personne la plus difficile à interviewer. Mais la question n'est pas là : c'est une fois de plus l'évidence qu'à France Culture on se fout bien d'envoyer à l'auditeur du travail d'amateur. C'est d'ailleurs pour ça peut-être que j'ai fini par lâcher A voix nue : l'amateurisme qui s'installe dans les interviews. Bon sang il est 00h25 et ça ne s'arrange pas. L'auditeur attend, pétrifié, que cet interview-torture (la sienne) laisse la place aux archives de la nuit.

./...

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La nuit des morts-vivants - le Dim 09 Fév 2014, 15:31

./...

17 bières et 15 heures plus tard en archivant ma captation de cette nuit, j'écoute le dernier des 3 entretiens avec Nicole Garcia et je dois reconnaître que je n'aurai certainement pas le courage d'écouter le deuxième. Car la conclusion de l'exercice enfonce en médiocrité et en laideur radiophonique les plus mauvais moments que nous inflige parfois en semaine la folle de 22h15. Avec cette différence que là nous avons tout simplement affaire à un travail de débutante pas formée, pas cadrée, pas brieffée ou alors pas assez. On en est gênée pour elle : son interview est au travail d'un professionnel ce que la barbouille d'un poivrot en plein délire est à un honnête tableau de Véronèse ; ou bien pour ne pas trop dramatiser, ce qu'une créature de Frankenstein est à un être humain normal. Bref c'était une nuit de cauchemar pour l'amateur de radio bien faite.

Qu'on en juge : après le dernier morceau qui était un Opus consacré à Serge Reggiani, suit la désannonce et le dernier morceau de dialogue. Durée : 2 minutes et 15 secondes que je transcrit in extenso ci-dessous, avec toute l'exactitude possible compte tenu de la difficulté. L'intervieweuse ne se départit pas de son ton laborieux et scolaire, tandis que la comédienne  lui répond en alternant un marmonnement précipité et des phases d'hésitation ou de silence qui indiquent une gêne intense :

<< - AP : ainsi se termine votre nuit rêvée Nicole Garcia. L'Algérie la philosophie théâtre cinéma et chanson. Vers quels autres rivages aurions nous encore pu voguer avec vous Nicole Garcia pendant cette nuihhhhhh... (noter le chuintement final, prolongé et très élégant)
- NG : Vers quels autres rivages ? Ah non c'est bien d'arriver comme ça à l'aube euh... (silence) euh mm'avec la chanson euh ... euh' on aurait pu aller euh-hola en plein d'endroits d'euh chaipas ! (rire) euh différents euh... (silence) non mais c'était j'... voila ! (on peut) paas être exhaustif stait bien euh .... euh (gène intense puis reprend ses esprits) voila de .... d'être dans l'aube comme ça deee... de ce beau dimanche.... puisque... et de parler duu.... voila, de mon dernier film, voila, j'spère euh, voila ce que les z'vont écouter ce soir, vont avoir envie d'aller.... hm...  à l'aube... de ce dimanche ...  (gêne terrible)
- AP : (imperturbable et satisfaite) Oui n'oublions pas de rappeler que depuis mercredi 5 février nous pouvons aller voir votre dernier film "Un beau dimanche", avec Pierre Rochefort, Louise Bourg'(ici elle se prend une bûche) LouiseBourgoin, Dominique Sanda, et qui d'autre encore dans ce film...
- NG ayant repris ses esprits, cite les comédiens, puis les techniciens et le producteur.
- AP (même ton) : Merci Nicole Garcia de nouzavoir fait partager votre nuit rêvée au cours de laquelle nous nous sommes replongés dans les années précédant le début de la guerre d'Algérie. Nous nous sommes interrogés sur ce qu'est le montage d'un film. Nous avons pu entendre une pièce policière de François Billetdoux ainsi que les voix de Ferdinand Alquié, Jean-Pierre Bisson, Philippe Clévenot, et Serge Reggiani. Très bonne journée à vous Nicole Garcia
- NG : Beau dimanche.
- AP (satisfaite) : Chargé de cette émissions Hassan M'Béchour. A la technique Jaquez Hubert. A la réalisation Virginie Mourthé. Albane Penarranda et toute l'équipe des nuits de France Culture vous souhaitent une bonne journée sur notreuchaîne.  >>


On serait tenté d'attribuer quelque part de responsabilité à la star interviewée : Nicole Garcia n'est pas à l'aise, semble ne rien avoir à dire de très intéressant ou de très structuré. Malgré l'apparence quelque peu erratique au moins de sa part dans cet échange, évidemment l'interview n'est pas diffusée en direct à 6h27 après une nuit harassante d'écoute radio, et pas non plus après une nuit de beuverie ou tout simplement de privation de sommeil par le boucan de Louise Tourret qui jouait du tambour dans la cour pendant la nuit du nouvel-an chinois. Non cette horreur radiophonique a bel et bien été faite en journée et en studio. Et si ce naufrage était entièrement de la faute de la comédienne invitée ? Eh bien qu'on en juge : pour comparer, il suffit d'écouter, Nicole Garcia invitée principale dans Projection privée, sur la même chaîne dans l'après midi de ce même samedi. Nicole Garcia n'y est pas totalement détendue, mais elle a toujours quelque chose de consistant à répondre aux questions de Michel Ciment. Le comédien dit parfois qu'il n'était pas bon ce soir parce que le public n'avait pas de talent. Dans la nuit de France Culture on voit que ça vaut pour l'interview : Nicole Garcia a été déstabilisée soit du fait de l'inanité des questions posées, soit par un mélange de gêne et d'empathie consternée devant la maladresse d'une intervieweuse balancée trop tôt par des irresponsables dans un rôle pour lequel elle n'est évidemment pas prête. Et la volée de bois vert que veulent être ces deux billets devrait tomber non sur la calebasse et les épaules de la malheureuse, mais sur celles des piètres dirigeants qui envoient ainsi des néo-pros à la boucherie d'un travail aussi salopé. J'ai bien conscience de la méchanceté critique contenue dans ces deux posts, mais j'aimerais bien que les fautifs se réveillent un jour et ne nous donnent plus l'occasion de tels coups de gueule. D'ailleurs je n'ai pas saisi la première occasion car Albane Penarranda (contre qui je n'ai aucune animosité) dans ses oeuvres ça fait plusieurs semaines que ça dure et que ça ne s'arrange pas, misère...

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Justice pour Albane ! - le Dim 09 Fév 2014, 21:31

@Nessie a écrit:C'est absolument affreux l'entretien dans La nuit rêvée de Nicole Garcia. L'intervieweuse envoie ses questions avec un air posé et laborieux enfin pas toutes mais la plupart. Il faut quelques minutes pour supposer qu'elle lit ses questions. C'est terrible. C'est du Raphaël Mezrahi sauf que c'est pas pour faire rire. Mais qui donc dans la maison réécoute ce que ça donne et décide d'envoyer ça à l'antenne ? C'est vraiment se payer la fiole de l'auditeur, ça ! Je comprends bien qu'il faut apprendre le métier, mais depuis quand on donne le boulot à faire à des gens qui sont encore en apprentissage.(...)

Cher Nessie, je suis, pour une fois, en complet désaccord avec votre analyse d’auditeur et vous demanderai de bien vouloir insérer un rectificatif rendant justice à la très gentille Albane Penaranda....

Après écoute attentive en différé du premier entretien, j’ai en effet entendu une jeune femme certes audiblement appliquée (est-ce un défaut à l’époque de l’improvisation mâchemotiste voinchettienne ?) mais capable de rebondir avec à propos sans paniquer, notamment quand Nicole Garcia a essayé de lui savonner la planche à 22'50" : « Que dit votre voix de vous, Nicole Garcia ? Que dit ma voix de moi ? Ah ah ! (...) Les gens disent qu'ils me reconnaissent à ma voix et à mon débit ; je ne contrôle ni l'un ni l'autre, donc euh, mais euh,  mais j'y tiens à ma voix, j'y tiens comme, pour ma voix de théâtre (...) J'ai arrêté de fumer pour pas qu'elle s'éraille, pour pas qu'elle s'abîme, non c'est à vous de me dire que vous dit ma voix (rire d’AP), non, sans blague, que vous dit ma voix ? Silence ? [3 longues secondes de silence] Une voix pleine d'intensité et de vitalité ...». Une débutante serait restée moins sereine.

Albane Penaranda laisse parler son interlocutrice, et l’on sent qu’elle écoute avec une certaine empathie (son rire étouffé n’a rien de sot). S’il est vrai qu’elle ne saisit pas le moindre silence pour relancer une invitée qui s’embrouille (on y reviendra), n’est-ce pas une manière que l’on connaît et apprécie à France Culture chez un des piliers de la chaîne ? Chez Alain Veinstein ? Qu’Albane Penaranda a, selon moi, beaucoup écouté.

Oui, elle lit avec application son texte, mais d'une voix claire et articulée, par exemple à 15’30. Interrompue, elle ne se laisse pas démonter.

Je me demande, Nessie (ne craignez rien, je ne vais pas répéter votre nom 5 fois dans la même phrase comme Sophie Nauleau), si, cette nuit en écoute directe, votre humeur n'a pas été influencée  par la parole irritante (et pour tout dire très creuse) de Nicole Garcia qui a ceci à dire sur sa parole radiophonique à 6'30 du premier entretien :  « J'ai toujours beaucoup de mal, hum, chais pas c'est l'exercice obligé quand on est à la radio, et pourtant j'aime beaucoup la radio, mais à parler de... euh, à commenter, euh, quelque chose que j'ai fait quoi, euh, à parler, c'est ptête passeque je fais du cinéma, j'adore les gens qui ont une expression orale, qui s'accomplissent par leur expression orale (...) »

Nicole Garcia bouscule elle-même sa parole, la précipite. Elle est approximative, elle bégaie, s’arrête et repart « en rafale » (c’est elle qui utilise le terme pour se décrire). Il n’est certainement pas facile de se glisser dans un interstice d’une telle parole, et d’ailleurs, si Penaranda a bien étudié son Veinstein, elle n’en avait pas l’intention.

Je note qu’elle a prononcé  le mot « cogito » deux fois avec la prononciation latine classique /coguito/  [AA saura reprendre ceci, si nécessaire] qui montre quelque effort de prononciation juste. Elle a aussi su amener son invitée à laisser un intéressant témoignage sur la radio à partir de 17'00: « Chez vous on écoutait la radio ? Chez nous on écoutait beaucoup la radio et la radio qui parle (...). »

À suivre avec l’écoute du 2e entretien.

PS Je ne connaissais pas Raphaël Mezrahi, j’ai beaucoup ri à l’écoute de son entretien avec JP Pernaud.  Albane Penaranda en est à mille lieues...

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Lun 10 Fév 2014, 10:30

Oh, pas de rectificatif de ma part. Votre plaidoyer pour Albane P. suffira comme contrepoids à mon indignation qui, je dois le dire franchement, ne date pas de la nuit dernière. Ca fait maintenant quelques semaines que je ne digère pas cette présentation au style régressif. Certes Nicole Garcia a été vraiment mauvaise pendant ces entretiens alors qu'elle avait été tout à fait acceptable au micro de Michel Ciment et sinon très claire du moins intéressante. Je reproche à Albane Penarranda d'importer dans les nuits la même diction enfantine que Lydia ben Ytzhack, chose qui m'avait déjà grandement surpris de la part de la seconde. Pour la première, on ne la connait pas. Si elle laisse parler l'invitée, c'est parce que les débutants sont toujours intimidés par les invités, et encore plus par leur notoriété. Mais quand elle prend la parole, si c'est pour poser des questions fades, alors il y a un gros, gros problème. Encore une fois je ne mets pas en doute ses qualités personnelles, mais le niveau atteint dans l'activité d'interview, niveau qui me semble tout-à-fait transitoire et encore bien loin d'une vraie maîtrise. Si j'avais le courage de retourner au premier des 3 entretiens, je retrouverais certainement ce qui m'a choqué ou plus exactement, ce qui m'a donné si nettement l'impression qu'en écoutant cette conversation, j'étais tout simplement en train de perdre mon temps : le questionnement autant que la relance, notamment, me semblaient terriblement manquer d'à-propos, suivant une grille préparée de façon élémentaire et sans imagination. Je recule encore devant l'épreuve de réécouter ce mo(nu)ment de vide, mais je sens que je vais devoir y passer si je veux étayer mes reproches de quelques exemples choisis.

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Une « question » de Caroline Broué - le Ven 07 Mar 2014, 20:06

Une « question » dont on ne voit pas la fin (comme d'habitude) :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/03/s10/NET_FC_ce31ab80-095c-4313-9b14-89472ae826d4.mp3" debut="27:10" fin="28:17"]
On entend plusieurs fois l'invité prendre sa respiration pour répondre, mais la phrase de Caroline Broué se  poursuit (sans pitié).L'Union Européenne doit-elle financer la science ?

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Tunnel de présentation épuisant (pour l'auditeur) - le Ven 21 Mar 2014, 10:01

On ne changera pas Michelle Perrot. Michelle Perrot ne changera plus. Il est dommage qu’elle ne se rende pas compte que sa manière de présenter les invités en début d’émission n’est pas radiophonique. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à agir ainsi. Ali Rebeihi, Alain Finkielkraut, René Frydman font de même, et la liste n’est pas exhaustive.

Quand le présentateur passe lentement en revue les états de services de deux ou trois invités, quand ce n’est pas quatre chez Rebeihi, c'est d’un soporifique ! C’est bien  le problème des tables rondes : le présentateur voit ses invités et sait qu’ils patientent ; l’auditeur, lui, est dans un tout autre contexte, c’est la voix qui lui signale la présence des invités.

Bref, l'introduction de Michelle Perrot de 0'30 à 5'10" (qui dit mieux ?) dans Histoire des animaux, en paix et en guerre :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/03/s10/RF_47A11121-16CB-4518-BBFC-229ECD42D9A8_GENE.MP3" debut="00:30" fin="05:10"]

Et pourtant il existe une autre technique, surprenante au premier abord pour un Français habitué aux débats nationaux : présenter le premier invité et le faire intervenir sur le sujet durant une minute ou deux, puis présenter le deuxième invité qui réagit et ainsi de suite. C’est nettement plus dynamique, et sans doute plus adapté à la radio d'aujourd'hui alors que se multiplient les tables rondes avec nombre d'intervenants et chroniqueurs. Une abondance de parleurs que l’on peut aussi ressentir comme de l’éparpillement et qui génère de la confusion.



Dernière édition par Philaunet le Ven 21 Mar 2014, 12:22, édité 1 fois

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Ven 21 Mar 2014, 11:50

oui,Philaunet, c'est long, long, long....cette présentation , un peu exaspérant. Mais, au moins,on n'entend pas de sottises  ou de clichés dont on est friand à FC.
Il y a pire: le défilement  du nom des stagiaires, le matin à 7h et je crois aussi, chez Caroline Broué.Moi, je veux bien que toute leur famille, aux stagiaires, soient dans l'euphorie en entendant le nom de leurs chéris, mais pourquoi pas le nom de la femme de ménage?(remarquez bien que je ne dis pas la technicienne de surface).

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L'Interrogatoire cassant - le Jeu 01 Mai 2014, 12:10

Toute la sensibilité du ton de voix de Laure Adler qui aurait pu être garde-chiourme dans une autre vie :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/04/s15/RF_F83236C9-BF67-420B-B0B9-E263BD56A99E_GENE.MP3" debut="08:27" fin="08:40"]

Heureusement que Vivica Genaux a son rire pour désamorcer le malaise...

Laure Adler dans Hors-Champs fait du Paris Match radiophonique (ça devrait plaire à Mathieu Gallet) : la vacuité des questions, le choc des gros mots.

La musique, le chant sont aussi loin de la sensibilité de L.A. que le chant du rossignol peut l'être de celle d'un crocodile. Une caricature. Ce qui intéresse Laure Adler, c'est le people, si possible en cassant la parole de son interlocuteur pour lui faire dire au maximum trois mots et demi d'un seul trait. C'est consternant.

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Et donc quoi ? Je sais pas, dit Richeux, je sais pas - le Mar 06 Mai 2014, 21:24

Une aimable correspondante nous signale cet extrait qui l'a affligée et amenée à passer sur France Musique (France Culture s'évertuant à faire fuir ses auditeurs).

C'est effectivement désolant et ce qui précède et suit est de la même eau. Pauvre invité, pauvres auditeurs. Et ça chaque après-midi, par on ne sait quelle décision de directeur du personnel de Radio France/France Culture !

-[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/05/s19/NET_FC_eb343547-1415-4161-b9e6-be22d4bccfe1.mp3" debut="35:15" fin="36:10"]

dans Un vrai-faux journal des années 30 où l'on peut lire, entre autres bêtises : « [César Fauxbras] fut aussi chômeur dans les années creuses ».

Si quelqu'un sait ce que sont « les années creuses », je suis preneur de l'information.

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Re: L'art de l'entretien radiophonique -

L'art de l'entretien radiophonique     Page 8 sur 16

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