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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Le programme de nuit, îlot de culture (II)

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Le programme de nuit, îlot de culture (II)    Page 4 sur 10

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Caussimon-Cinéromans etc... - le Lun 12 Nov 2018, 14:18

Sans remonter trop loin dans le temps, je me permets de signaler rapidement plusieurs émissions dont le point commun est qu'elles bénéficient d'un véritable travail de mise en onde montrant le savoir-faire de cette radio à une certaine époque, et dont nous pouvons maintenant pleinement profiter grâce aux podcasts.
Ces dernières semaines :
- Deux feuilletons dont un n'avait à ma connaissance jamais été rediffusé, "Les bas-fonds de Paris" d'après Aristide Bruant, avec J-R Caussimon dans le rôle de Bruant. C'est en quelque sorte du roman-feuilleton populaire avec comme point de départ l'échange de nouveaux-nés. De nombreuses chansons de Bruant (chantées pour la plupart par Caussimon) se mélangent ou font écho à l'intrigue. L'autre "Le Centenaire" de René de Obaldia, avait déjà été rediffusé il y a quelques années, (réalisation de Claude Mourthé, avec Pierre Dux dans le rôle du Comte)

- Une série "Cinéromans" de Philippe Esnault. Dix épisodes dont le premier se trouve ici :
Il s'agit d'une série d'entretiens avec des  techniciens (le cameraman Jimmy Berliet), actrice (Andrée Brabant), réalisateur (Jean Painlevé) ou des critiques (Jean Mitry) qui couvrent l'histoire du cinéma français du muet jusqu'en 1939.  
Par ailleurs il me semble qu'il n'a jamais été question ici d'un Atelier de Création Radiophonique particulièrement exceptionnel,  "Les bons samaritains" de René Farabet, sur les quartiers populaires de Bruxelles, ni de la dramatique "Le bahut noir" de Claude Seignolle et René Jentet, dont l'intrigue très simple, c'est du Maupassant avec un peu d'érotisme en plus, est étirée sur 2h40. Un rythme lent et assez envoûtant avec tout un jeu autour du silence, poussé à l'extrême limite.



Dernière édition par Curly le Ven 16 Nov 2018, 14:03, édité 2 fois

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''Les bas-fond de Paris'' d'après Aristide Bruant - le Mar 13 Nov 2018, 22:28

Je fais un retour dans ce fil pour
Curly(http://regardfc.forumn.org/t852p20-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31636) a écrit:Sans remonter trop loin dans le temps, je me permets de signaler rapidement plusieurs émissions dont le point commun est qu'elles bénéficient d'un véritable travail de mise en onde montrant le savoir-faire de cette radio à une certaine époque, et dont nous pouvons maintenant pleinement profiter grâce aux podcasts.
En une ligne, vous dites deux choses essentielles : "le savoir-faire de cette radio à une certaine époque" (années 1970 à 2000)  et "dont nous pouvons maintenant pleinement profiter grâce aux podcasts" : nous avons en effet aujourd'hui le beurre et l'argent du beurre, à la fois la qualité d'antan et l'ordinateur/le lecteur mp3/ les casques audio de qualité/le temps libre.
Ces dernières semaines :
- Deux feuilletons dont un n'avait à ma connaissance jamais été rediffusé, "Les bas-fond de Paris" d'après Aristide Bruant, avec J-R Caussimon dans le rôle de Bruant. C'est en quelque sorte du roman-feuilleton populaire avec comme point de départ l'échange de nouveaux-nés. De nombreuses chansons de Bruant (chantées pour la plupart par Caussimon) se mélangent ou font écho à l'intrigue. https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/les-bas-fonds-de-paris-113-partie-1-1ere-diffusion-31081981 (...)
Madame D. que j'ai connue par France Culture via un échange de cassettes en 1996 (merci Pierre Descargues) et qui est décédée en mars de cette année à 98 ans, était historienne de Montmartre, chanteuse du répertoire parisien populaire, conférencière et muséographe. Tout le contexte de cette œuvre si brillamment transposée pour la radio en 1981, la langue, les chansons, tout m'est connu grâce à cette infatigable "passeuse" dont la langue française était une passion et qui faisait son miel de tout savoir, de l'histoire ancienne aux développements de l'informatique, de l'histoire de la mode aux sciences, de la littérature classique à la musique. Ce premier numéro m'a donc immédiatement arrêté. Votre recommandation est une bénédiction. Sa qualité est du même niveau que la série mémorable du Comte de Monte-Cristo qui m'a occupé tout l'été et qui a eu de nombreux échos sur ce forum, cf. le premier ''Le Comte de Monte-Cristo'', Date de 1re diffusion : lundi 13/10/1980. Et c'est encore la grande et belle voix de Bernard Lavalette qui introduit et conclut ce "feuilleton", comme pour l'adaptation de Dumas et la lecture de Vendredi de Michel Tournier par François Chaumette (merci masterkey) [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-28.10.2018-ITEMA_21815815-6.mp3" debut="00:55" fin="02:25"].

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Les bas-fonds de Paris et autres, suite - le Mer 14 Nov 2018, 12:07

Bonjour,
effectivement vous avez remarqué que je suis un petit nouveau.
Merci pour votre accueil.
Je suis régulièrement les différents fils de ce forum, depuis maintenant quelques années, sans estimer pertinent d'intervenir, même ponctuellement.
Or il se trouve que le fil consacré aux nuits s'effiloche quelque peu, justement.
Or c'est dans les nuits que je trouve véritablement des émissions qui se podcastent avec plaisir, dans le sens où il m'arrive de les réécouter plusieurs fois.
(J'ai des souvenirs difficiles d'émissions programmées sur cassette à la fin des années 80, milieu 90...)
Je me permets donc de signaler ici et là quelques perles qui passent totalement inaperçues, même sur le site de la radio ("occurences" au lieu du titre, ou une citation en lieu et place de l'intitulé exact).
Je ne me suis pas permis de revenir sur "Le Comte de Monte Cristo" car cette rediffusion n'est pas passé inaperçue sur le forum.

Par contre sont passées inaperçues cette année :
- "Le roi Lear dans la troisième" de Claude Mourthé
- Une dramatique de Véra Feyder, "Règlements de contes"
- Une série "Un homme, une ville" (qui ici n'a jamais aussi mal porté son nom, mais les trois émissions sont passionnantes ;  avec comme guide Pierre Schaeffer) sur Guglielmo Marconi.
- Des "Chemins de la connaissance", "La nef des grecs",épopée racontant la fuite des jeunes intellectuels grecs vers la France à bord du Mataora. Pour ceux qui ont appréciés le film de Chris Marker "L'héritage de la chouette" nous retrouvons la voix de Cornelius Castoriadis.
- Fernand Deligny (par Françoise Estèbe et Jean Couturier)
Voilà, c'est peut-être présenté un peu rapidement, cela semble partir un peu dans tous les sens, mais ce sont des émissions que l'on n'écoute pas d'une seule oreille...



Dernière édition par Curly le Ven 16 Nov 2018, 13:58, édité 3 fois

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Gauche Prolétarienne - le Mer 14 Nov 2018, 17:29

Il fut une époque où l'altruisme d'une utopie généreuse affrontait dans l'espace politique une bourgeoisie cultivée, où les étudiants s'affrontaient pour défendre des idées, où l'écart des salaires entre le patron et les ouvriers (il en existait encore) était de 1 à 8, où la culture était vivante (musique, peinture, littérature...) : c'était après mai 1968, au tout début des années 1970, pendant la présidence Pompidou.

En 1970, Alain Geismar anime la Gauche Prolétarienne. En 2018, l'horizon libéral des étudiants est de se manager comme auto-entrepreneur dans une start-up-nation ubérisée, et Daniel Cohn-Bendit est En Marche (le ver dans le fruit de 1968 ?).

Pour mesurer la distance culturelle, mentale, qui sépare ces deux univers, il faut écouter ces échos d'un pays lointain La Gauche Prolétarienne (1986, rediffusée dans les Nuits du 29/04) : Fauchon dévalisé, témoignages d'anciens militants, reportage de Jean-Claude Bourret...

A savourer avec nostalgie, mais aussi pour prendre conscience de la déchéance actuelle, politique, morale, culturelle.

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''Le bon vieux temps''... - le Mer 14 Nov 2018, 19:17

Lvstvcrv(http://regardfc.forumn.org/t852p30-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31663) a écrit:Il fut une époque où l'altruisme d'une utopie généreuse affrontait dans l'espace politique une bourgeoisie cultivée, où les étudiants s'affrontaient pour défendre des idées, où l'écart des salaires entre le patron et les ouvriers (il en existait encore) était de 1 à 8, où la culture était vivante (musique, peinture, littérature...) : c'était après mai 1968, au tout début des années 1970, pendant la présidence Pompidou.
Les ouvriers, ah oui, le bon vieux temps du travail à la chaîne. Formidable époque de la bétonisation et de l'érection de cages à poules sous le regard attendri de l'amateur de poésie classique, Pompidou, en train de fumer ses gauloises. Ah, ce temps béni du début des années 1970 avec une inflation annuelle de 10 à 15% ! Et puis les maos et trotskystes à la fac dégueulassant le moindre espace de béton de leurs slogans à la con et de leurs appels aux AG, etc.  Ah, et la culture ne serait pas vivante aujourd'hui ? Wait, il faut sortir ou s'informer, L. !
En 1970, Alain Geismar anime la Gauche Prolétarienne. En 2018, l'horizon libéral des étudiants est de se manager comme auto-entrepreneur dans une start-up-nation ubérisée, et Daniel Cohn-Bendit est En Marche (le ver dans le fruit de 1968 ?).
Dans les années 1970, Soljenitsyne crève de faim dans un goulag et réussit à faire passer le premier tome de L'Archipel du goulag en Occident, vous vous souvenez sans doute de cette lecture sur les beautés du monde concentrationnaire soviétique...  Sinon, vous ne connaissez visiblement rien au monde étudiant de 2018. Quant à DCB, vous auriez sans doute voulu qu'il reste confit dans ses idéaux de 20 ans ? Vous avez une idée de ce qu'est la maturité ?
Pour mesurer la distance culturelle, mentale, qui sépare ces deux univers, il faut écouter ces échos d'un pays lointain La Gauche Prolétarienne (1986, rediffusée dans les Nuits du 29/04) : Fauchon dévalisé, témoignages d'anciens militants, reportage de Jean-Claude Bourret...
La génération d'étudiants d'aujourd'hui peut s'estimer heureuse d'échapper aux conditions de l'époque et à tous les sectaires politiques (il en reste, il en reste). Cette émission est certainement un utile repoussoir,  à moins qu'elle ne soit l'utile témoignage de la manière dont les faits de jeunesse sont sélectionnés et embellis par les désenchantés vieillissants.
A savourer avec nostalgie, mais aussi pour prendre conscience de la déchéance actuelle, politique, morale, culturelle.
Savourez, et pour vos jérémiades politiques, c'est par ici

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Les bons samaritains - Atelier de Création Radiophonique - le Jeu 15 Nov 2018, 22:00

Nouvelle invitation à écouter "Le bons samaritains" de René Farabet :
Scène à la Samaritaine (quartier misérable de Bruxelles) : une scène de rue particulièrement forte. Il n'y a rien à ajouter. (à part "Sitting Bull" à la fin)
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-11.10.2018-ITEMA_21846580-2.mp3" debut="46:00" fin="52:06"]

Pour plus d'informations, le site Syntone a consacré un article à cette émission : Dans l'enfer rieur des Marolles

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Kaye Mortley - le Dim 18 Nov 2018, 10:55

Curly(http://regardfc.forumn.org/t852p30-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31675) a écrit:Nouvelle invitation à écouter "Le bons samaritains" de René Farabet :
Scène à la Samaritaine (quartier misérable de Bruxelles) : une scène de rue particulièrement forte. Il n'y a rien à ajouter. (à part "Sitting Bull" à la fin)
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-11.10.2018-ITEMA_21846580-2.mp3" debut="46:00" fin="52:06"]

Pour plus d'informations, le site Syntone a consacré un article à cette émission : Dans l'enfer rieur des Marolles
Merci. C'est un article informatif, en effet. Au fil de la lecture on y trouve  : "l’on a consigné ceux et celles que l’on ne veut pas voir dans les beaux quartiers : prostitué•e•s, lépreux/ses, étranger•e•s, soiffard•e•s et sans-abri, rebelles, libertaires et ouvrier•e•s. "

Syntone s'explique. France Culture et Télérama applaudissent. À propos du masculin et du féminin.

Un esprit reconnaissable aussi. Entre autres : "l’on a consigné ceux et celles que l’on ne veut pas voir dans les beaux quartiers (...)". "consigné" ?  

Je retiens les deux dernières phrases : "Les partis-pris du compère d’Alain Trutat et de Yann Paranthoën ont donné des Marolles une résonance particulière, entre destin funeste et fête permanente. Ce sont ses choix, mais, comme René Farabet l’a toujours professé en la matière, l’auteur est souverain.".

Farabet a réalisé le meilleur comme le pire. L'on retient le meilleur, c'est normal.

En revanche, on oublie souvent, pour ne pas dire toujours, une créatrice ayant eu autant de talent que ses collègues : Kaye Mortley. Les articles (et FC) en font des tonnes sur Farabet, Langlois, Paranthoën, Smith, Trutat, mais la seule femme ayant été aux manettes d'excellents numéros de l'ACR n'existe pas dans la mémoire de France Culture. Raison ? Productrice indépendante ? Australienne ? Femme ? Concurrente douée ?

En souvenir de Kaye Mortley sur France Culture.



Interview de Kaye Mortley (sans date).

Productrice indépendante basée à Paris, elle travaille pour France Culture (notamment pour l'Atelier de Création Radiophonique) ainsi que pour certaines radios européennes et pour l'Australian Brodcasting Corporation. L'extrême finesse de ses mixages, la qualité formelle de ses productions lui ont valu d'être primée dans de nombreux festivals internationaux comme le prix Futura de Berlin (1979, 1985, 1991), le prix Europa (1998, 2001). (...)

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Patrouille de nuit : Kaye Mortley - Les aventures de Stockhausen & Mortimer - le Dim 18 Nov 2018, 14:12

Effectivement le mérite de l'article de Syntone est d'au moins s'attarder sur cette émission particulièrement forte.  Après, pour l'orthographe inclusive, c'est un autre sujet ...
Quant à d'autres Ateliers de Farabet, je pense notamment à ceux consacrés au(x) milieu(x) artistique(s) ... (silence)
Pour Kaye Mortley, je me permets de renvoyer à deux émissions encore disponibles, dont une est particulièrement remarquable, consacrée au mythe du cow-boy, "Cow-Boys ou le retour en Amérique du Nord par le détroit de Bering". L'autre, plus récente, est consacrée aux bals du 14 juillet, "Un 14 juillet, Bleu Blanc Rouge"
Les deux bénéficient de la belle voix de Michael Lonsdale. J'en garde (surtout de la première) un excellent souvenir.

Autre sujet : La diffusion du feuilleton complet de Blake et Mortimer, suite de "SOS météores", rediffusé il y a quatre /cinq ans, "Le piège diabolique". A la direction, Nicole Strauss et Jacques Langeais, qui ont adapté à la même époque et dans le même format à peu près toutes les aventures de Tintin, avec des acteurs parfois en roue libre, un régal (Jacques Hilling en capitaine Haddock, Dufilho en Tournesol).
Et encore complètement différent, une conférence de Karlheinz Stockhausen. Il revient sur sa composition de musique concrète "Kontakte"(1960), avec analyse et exemple.
Exemple justement :
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-18.11.2018-ITEMA_21891368-3.mp3" debut="42:46" fin="49:43"]
Dans l'analyse, et malgré le côté "spectacle" de la conférence (il y a une connivence qui s'installe avec le public et Stockhausen en joue beaucoup surtout dans la seconde moitié), cela me rappelle les bons moments passés avec la rediffusion de la série sur Beethoven par Brigitte et Jules Massin de 1970-71.

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Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) - le Mar 20 Nov 2018, 16:51

@Curly a écrit:Autre sujet : La diffusion du feuilleton complet de Blake et Mortimer, suite de « SOS météores », rediffusé il y a quatre /cinq ans, « Le piège diabolique ». A la direction, Nicole Strauss et Jacques Langeais, qui ont adapté à la même époque et dans le même format à peu près toutes les aventures de Tintin, avec des acteurs parfois en roue libre, un régal (Jacques Hilling en capitaine Haddock, Dufilho en Tournesol).

Ces rediffusions sont toujours un grand plaisir d'écoute. L'INA les commercialise mais, pour des raisons de fluidité, coupe les "à-côtés" des épisodes : musiques de générique, courrier des auditeurs, annonces concernant les futures diffusions etc. Ces "à-côtés" sont diffusés intacts dans les Nuits, et contribuent à donner aux épisodes la couleur de leur époque. Si ces productions sonnent avec autant d'authenticité, c'est aussi parce qu'elles sont en partie contemporaines de la publication des albums. L'autre raison, c'est qu'il ne s'agit pas de grosses machines, mais de réalisations assez artisanales mais tout à fait convaincantes. Et pour tout tintinophile, c'est un plaisir de voir surgir devant soi les cases que l'on a vues cent fois, et que la production radiophonique sait si bien susciter. On découvre aussi toutes les astuces de mise en scène que l'adaptation nécessite pour que l'ensemble soit cohérent et compréhensible, tout en évitant les lourdeurs de dialogues d'exposition trop encombrants. Et en effet, le casting est parfait, on n'imagine pas de meilleur Tintin que Maurice Sarfati, et c'est Jacques Hilling, en effet, qui signe la meilleure adaptation de personnage avec un Haddock plus vrai que nature (les coups de colère semblent avoir fait l'objet de beaucoup d'essais préalables pour trouver la note la plus juste). Ce savoir-faire se transfère avec la même compétence du côté de Blake et Mortimer. Ce qui fait rire dans cette adaptation (et la date un peu) sont les accents de personnages étrangers, et surtout celui du Capitaine Blake, joué comme un Français imaginerait un accent britannique, mais avec un texte et des expressions assez franchouillardes (belgeouillardes?) des années 60. Aow zioute alowrs!

Parmi les précieuses rediffusions du moment, à ne pas manquer :

- Un Mardis du cinéma consacré à Ernst Lubitsch

- Un Lieux de mémoire consacré à Jean Gabin

Des productions fluides, riches et élégantes, sans aucun chichi, sans coquetterie ni narcissisme. Pas de regard décalé d'artiste qui nous explique son ressentiment sur un sujet qu'il connait mal. De la pure connaissance mise en forme et le temps passe à toute vitesse.

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Un peu de Tintin, un peu de Joé Noël & un peu de hors-sujet - le Mar 20 Nov 2018, 21:00

1- Pour apprécier le talent des acteurs de la série "Tintin" par Nicole Strauss et Jacques Langeais on peut écouter l'épisode suivant, où
Hergé est interviewé par ses ses personnages
Pour en revenir à la série "Cinéromans" de Philippe Esnault, on peut entendre dans le 4ème épisode le témoignage d'un bruiteur de cinéma passé ensuite à la radio, Joé Noël
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-02.11.2018-ITEMA_21877890-2.mp3" debut="33:35" fin="40:55"] que l'on retrouve dans Tintin dans le rôle de Milou (dans la série radio Milou ne parle presque pas). Je trouve que la nouvelle adaptation de Tintin sur France Culture, très soignée, fidèle aux albums, est bien sage.
2- Je sais que ce n'est pas dans le bon fil, mais ce numéro d'Open Jazz sur France Musique présente des extraits du nouveau disque de Martial Solal. Le principe : plusieurs mots dans un chapeau tirés au hasard servent de tremplin à l'improvisation. Les vingt premières minutes de l'émission proposent plusieurs extraits.  Petit rappel : Martial Solal est l'un des plus grands pianistes tout court.
Cet autre numéro d'Open Jazz présente un enregistrement inédit de Charles Mingus en 1973 à Detroit. Important aussi, même si l'ensemble est moins puissant que celui qu'il formera l'année suivante avec George Adams et Don Pullen, qui est déjà ici au piano.

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Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) - le Mer 21 Nov 2018, 20:03

@Curly a écrit:Pour en revenir à la série « Cinéromans » de Philippe Esnault, on peut entendre dans le 4ème épisode le témoignage d’un bruiteur de cinéma passé ensuite à la radio, Joé Noël

Merci pour cette référence, je ne l'avais écouté parlant de son métier que dans cette archive de l'INA, interrogé par une jeune auditrice. D'ailleurs, pendant toute la série des Tintins, l'identité du comédien derrière Milou est gardée secrète... Mais il arrive quelquefois à Joé Noël d'oublier de se déplacer au micro et on entend les aboiement venir de la même direction que les bruitages ! La nouvelle adaptation de Tintin, en effet, paraît sage, et très scolaire, sans doute à cause de la pression du format : grande production, orchestre, public. L'atmosphère est plus naturelle et détendue dans la production historique, et on devine en effet qu'il y a une petite dose d'improvisation, par exemple lorsqu'un Jacques Dufilho, en professeur Tournesol, reprend le bafouillis d'un autre comédien et fait semblant de ne pas comprendre, faisant répéter. Le fautif reprend sa réplique en faisant de son mieux pour étouffer un fou rire. Quelques voix de cette adaptation se retrouvent du côté des Maîtres du Mystère, surtout Jacques Hilling, avec un timbre qui peut se confondre avec celui d'Henri Virlogeux.

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Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) -

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