-->
Forumactif

Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Le programme de nuit, îlot de culture (II)

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Accueil / France Culture

Le programme de nuit, îlot de culture (II)    Page 5 sur 10

Bas de page ↓   

41
Répondre en citant  
Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) - le Mer 21 Nov 2018, 20:03

@Curly a écrit:Pour en revenir à la série « Cinéromans » de Philippe Esnault, on peut entendre dans le 4ème épisode le témoignage d’un bruiteur de cinéma passé ensuite à la radio, Joé Noël

Merci pour cette référence, je ne l'avais écouté parlant de son métier que dans cette archive de l'INA, interrogé par une jeune auditrice. D'ailleurs, pendant toute la série des Tintins, l'identité du comédien derrière Milou est gardée secrète... Mais il arrive quelquefois à Joé Noël d'oublier de se déplacer au micro et on entend les aboiement venir de la même direction que les bruitages ! La nouvelle adaptation de Tintin, en effet, paraît sage, et très scolaire, sans doute à cause de la pression du format : grande production, orchestre, public. L'atmosphère est plus naturelle et détendue dans la production historique, et on devine en effet qu'il y a une petite dose d'improvisation, par exemple lorsqu'un Jacques Dufilho, en professeur Tournesol, reprend le bafouillis d'un autre comédien et fait semblant de ne pas comprendre, faisant répéter. Le fautif reprend sa réplique en faisant de son mieux pour étouffer un fou rire. Quelques voix de cette adaptation se retrouvent du côté des Maîtres du Mystère, surtout Jacques Hilling, avec un timbre qui peut se confondre avec celui d'Henri Virlogeux.

Voir le profil de l'utilisateur

42
Répondre en citant  
Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) - le Jeu 22 Nov 2018, 16:12

Voici quelques propositions d'écoutes pour les nuits de la semaine prochaine :
Une émission sur la montagne, une dramatique pour les enfants d'après Giono, et "Le soleil des eaux" de Char, dont le générique est assez alléchant.

Je cite tel quel le "courrier reçu" par la médiatrice :
"De plus, autrefois, France Culture requérait des connaissances pour suivre les émissions. désormais, sans faire baisser le niveau, même les jeunes gens peuvent suivre."
Donc voici quelques exemples de programmes incompréhensibles et abscons pour normaliens :
Nuit du mercredi 28 au jeudi 29 novembre 2018
00:41 - 04:01
Les samedis de France Culture - La montagne et l'homme (1ère diffusion : 22/05/1971)
Par Georges Sonnier - Avec Roger Frison-Roche, Jean Franco, Maurice Herzog, Gérard Herzog, Jean-Jacques Languepin, Luc Tournier, Gérard Devouassoud, Haroun Tazieff et Jean Rosch - Réalisation Evelyne Frémy

Nuit du vendredi 30 novembre au samedi 1er décembre 2018
Nuit COP 24, Par Philippe Garbit

01:03 - 01:33
Les histoires du Pince-oreille - La Symphonie des arbres : L’arbre généreux et  l’Homme qui plantait des arbres (1ère diffusion : 02/05/1998)
De Jean Giono - Par Catherine de La Clergerie - Interprétations Nicolas Vaude, Gérard Lartigau et Tania Torrens - Réalisation Anne Lemaître
03:57 - 05:52
Le Soleil des eaux (1ère diffusion : 24/07/1983)
De René Char
- Par la Société des Comédiens Français - Interprétations Georges Descrières (le directeur), François Chaumette (Auguste Abondance), Bernard Dhéran (le conservateur), Catherine Samie (grand-mère Abondance), Michel Duchaussoy (La Rose), Jacques Destoop (Dégent), Paule Noëlle (Solange), François Beaulieu (Sang de 89), Catherine Hiegel (Odile), Nicolas Silberg (Apollon), Catherine Salviat (Marie-Thérèse Apollon), Dominique Rozan (l'armurier), Gérard Giroudon (le Plâtre), Yves Gasc (le narrateur), Richard Fontana (Farfelu), Jose-Maria Flotats (le passager), Roland Bertin (le chasseur), Marco Behar (Célestin), Jean-Paul Moulinot (Mes-Clous), Jean-François Rémi (Pénible), Louis Arbessier (le forgeron), Georges Riquier (l'ancien), Marcelline Collard (Yvette), Joël Demarty (l'ingénieur), Jean-Philippe Puymartin (Francis Abondance), Marcel Bozonnet (le Glas), Nathalie Becue (Francine), Martin Provost, (l'orvet), Laurent Levy (Cui-cui), François Bourcier (Dantonnet), Pierre-Louis Saussereau, Philippe Sazerat, Christian Visine, Eric Kazazian, Jean-Jacques Nervest, Georges Audoubert (Macle cafetier), Nathalie Nerval, (madame Descartes), Jean Pennec (Le roulier), Michel Aumont (Joseph Catilinaire), Simon Eine (Le DRAC) - Réalisation Georges Gravier

La radio, ce ne sont pas que des "experts" qui débattent de l'actualité autour d'une table, si possible en direct, ou dans les conditions du direct, ou la promotion d'un artiste, aux talents parfois douteux, et je m'arrêterai .

Je dois ajouter que je ne suis pas une personne particulièrement âgée (la petite quarantaine), et que dans mon adolescence j'écoutais cette radio dont les émissions n'étaient pas de celles que l'on prend en cours de route. Et pour peu qu'on l'écoutât (oui je l'ai mis) avec attention, elle ne s'adressait pas exclusivement à des "spécialistes".



Dernière édition par Curly le Dim 25 Nov 2018, 10:23, édité 1 fois

Voir le profil de l'utilisateur

43
Répondre en citant  
Culture de pacotille en 1983 - le Jeu 22 Nov 2018, 17:34

Ce documentaire de 1983  Le shinto illustre parfaitement la nécessité qu'avait France Culture d'évoluer : il ne serait plus possible aujourd'hui de s'intéresser à ce genre d'émission. Le shinto n'est abordé qu'après environ 30 mn consacrées aux aspects les plus anecdotiques de cette spiritualité : dès la 6° minute, on nous apprend que les "prêtresses" doivent avoir moins de 20 ans et être vierges. Quel est le sens, l'origine de cette tradition ? on ne le saura jamais. Mais voilà le touriste accroché, au moins dans l'espoir du réalisateur : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-27.10.2018-ITEMA_21815814-2.mp3?track=false" debut="05:36" fin="06:07"] on entend les rires des jeunes femmes s'exprimant à ce sujet, on sait que dans ces circonstances le rire au Japon est plus souvent le signe d'une gêne. Dès le début, on a l'impression d'être dans l'un de ces groupes de touristes entourant leur guide qui distille les anecdotes préférées des touristes à l'entrée des temples.

Bernard Frank et Claude Lévi-Strauss ne s'expriment que quelques minutes, mais on comprend qu'ils en avaient bien plus à dire. Leurs interventions se placent entre celles de "prêtres" shinto, ou d'anecdotes, simple juxtaposition sans qu'un fil conducteur apparaisse. Des lectures de haïkus sont intercalées mais aucun lien n'est fait entre cette poésie et la spiritualité pourtant sujet de l'émission. Tout cela semble décousu, malgré les efforts d'Olivier Germain-Thomas pour avoir l'air sérieux et savant. Les interventions parfois péremptoires de ce jeune homme (avatar de Tintin au pays du shinto) ne font guère progresser la compréhension du shinto, par exemple celle-ci où OGT demande une précision probablement essentielle d'un ton pénétré : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-27.10.2018-ITEMA_21815814-2.mp3?track=false" debut="80:38" fin="81:02"]. Si l'auditeur ne perçoit pas la subtilité de cette interrogation, il se dit certainement que OGT, lui, doit savoir.

Alors, que peut-on sauver de cette émission culturelle façon 1983 ? Des anecdotes pour soirées diapositives. L'audition de cette langue japonaise [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-27.10.2018-ITEMA_21815814-2.mp3?track=false" debut="05:05" fin="05:18"], si mélodieuse, qui rappellera de bons souvenirs à ceux qui ont eu la chance d'être un peu immergés parmi ce peuple sympathique. L'écoute de haïkus, à condition de comprendre que cette poésie, plus encore que celle de n'importe quelle autre langue ne peut en fait pas être traduite. Une certaine nostalgie (mais pas vraiment de regrets) de ce qu'étaient les émissions culturelles il y a 35 ans.

Et pour tous ceux qui voudraient comprendre ce qu'est le shinto, ou pour tout sujet de ce type : écouter les conférences du Collège de France souvent passionnantes, toujours instructives. On peut aussi se rendre à la librairie de son quartier, au pire sur Amazon, et choisir les ouvrages qui permettront d'élargir réellement sa culture. Et alors prendre le temps de lire ces livres, quitte à sacrifier la lecture du Figaro, et même à s'en désabonner : cela fait des économies.

Et la "mission" de FC n'est certainement pas de perpétuer ce genre.



Dernière édition par Lvstvcrv le Jeu 22 Nov 2018, 18:05, édité 1 fois

Voir le profil de l'utilisateur

44
Répondre en citant  
Oui mais : - le Jeu 22 Nov 2018, 17:57

Nuit du mercredi 28 au jeudi 29 novembre 2018
00:41 - 04:01
Les samedis de France Culture - La montagne et l’homme (1ère diffusion : 22/05/1971)
Par Georges Sonnier - Avec Roger Frison-Roche, Jean Franco, Maurice Herzog, Gérard Herzog, Jean-Jacques Languepin, Luc Tournier, Gérard Devouassoud, Haroun Tazieff et Jean Rosch - Réalisation Evelyne Frémy

Nuit du vendredi 30 novembre au samedi 1er décembre 2018
Nuit COP 24, Par Philippe Garbit
01:03 - 01:33
Les histoires du Pince-oreille - La Symphonie des arbres : L’arbre généreux et  l’Homme qui plantait des arbres (1ère diffusion : 02/05/1998)
De Jean Giono - Par Catherine de La Clergerie - Interprétations Nicolas Vaude, Gérard Lartigau et Tania Torrens - Réalisation Anne Lemaître
03:57 - 05:52
Le Soleil des eaux (1ère diffusion : 24/07/1983)
De René Char - Par la Société des Comédiens Français - Interprétations Georges Descrières (le directeur), François Chaumette (Auguste Abondance), Bernard Dhéran (le conservateur), Catherine Samie (grand-mère Abondance), Michel Duchaussoy (La Rose), Jacques Destoop (Dégent), Paule Noëlle (Solange), François Beaulieu (Sang de 89), Catherine Hiegel (Odile), Nicolas Silberg (Apollon), Catherine Salviat (Marie-Thérèse Apollon), Dominique Rozan (l’armurier), Gérard Giroudon (le Plâtre), Yves Gasc (le narrateur), Richard Fontana (Farfelu), Jose-Maria Flotats (le passager), Roland Bertin (le chasseur), Marco Behar (Célestin), Jean-Paul Moulinot (Mes-Clous), Jean-François Rémi (Pénible), Louis Arbessier (le forgeron), Georges Riquier (l’ancien), Marcelline Collard (Yvette), Joël Demarty (l’ingénieur), Jean-Philippe Puymartin (Francis Abondance), Marcel Bozonnet (le Glas), Nathalie Becue (Francine), Martin Provost, (l’orvet), Laurent Levy (Cui-cui), François Bourcier (Dantonnet), Pierre-Louis Saussereau, Philippe Sazerat, Christian Visine, Eric Kazazian, Jean-Jacques Nervest, Georges Audoubert (Macle cafetier), Nathalie Nerval, (madame Descartes), Jean Pennec (Le roulier), Michel Aumont (Joseph Catilinaire), Simon Eine (Le DRAC) - Réalisation Georges Gravier

Voir le profil de l'utilisateur

45
Répondre en citant  
Du documentaire ethnographique - le Ven 23 Nov 2018, 15:01

Lvstvcrv(http://regardfc.forumn.org/t852p40-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31745) a écrit:Ce documentaire de 1983  Le shinto illustre parfaitement la nécessité qu'avait France Culture d'évoluer : il ne serait plus possible aujourd'hui de s'intéresser à ce genre d'émission.
Le billet ci-dessus illustre parfaitement la nécessité qu’a L. d’évoluer.
Et la "mission" de FC n'est certainement pas de perpétuer ce genre.
Et la mission de ce forum n'est certainement pas de perpétuer ce genre de billet où comme d’habitude une émission est prétexte à du hors sujet politico-idéologique (comme l'incitation, à l'adresse de qui ici ? à « se désabonner du Figaro »).

Tirer prétexte de la qualité discutable d’une émission de 1983 avec Olivier Germain-Thomas (grand connaisseur des religions orientales) pour disqualifier les reportages et documentaires faits à cette époque est crétin (je ne dis pas « d’un crétin », sachant que le mot vient de « chrétien » et qu’il n’est pas approprié en l’espèce). Mildred Clary a, par exemple, produit une série patrimoniale mémorable en 1980 intitulée Notes en voyage - L’univers sonore du théâtre populaire de Edo 1er de 8 épisodes : Le Bunraku et le Kabuki. Avec Jeanne Sigee (4 août 80) . Il en fut question dans ce post de la rubrique  Au fil de l'écoute, le 15 juin 2015.
L'audition de cette langue japonaise [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-27.10.2018-ITEMA_21815814-2.mp3?track=false" debut="05:05" fin="05:18"], si mélodieuse, qui rappellera de bons souvenirs à ceux qui ont eu la chance d'être un peu immergés parmi ce peuple sympathique
Personnellement, je ne sais pas ce qu'est un "peuple sympathique" (ni ce qu’est un peuple antipathique), je connais en revanche des individus sympathiques (et d'autres, antipathiques) de nationalités diverses. C’est ne pas avoir écouté les émissions d’histoire de France Culture, tout court ou avec quelque attention, qui fait dire sottement qu’il y a des peuples sympathiques (et évidemment leurs  contraires, lesquels ?).
L'écoute de haïkus, à condition de comprendre que cette poésie, plus encore que celle de n'importe quelle autre langue ne peut en fait pas être traduite
Là aussi une assertion erronée qui traduit un manque de connaissance de la stylistique comparée des langues et de la théorie de la traduction. Et ce n’est pas la faute de L., mais celle de FC qui ne produit rien pour éclairer ses auditeurs en la matière.

Aussi, puisqu’il est question d’aller dans une librairie, ou à défaut dans une bibliothèque (pensons aux budgets serrés, L., comment acheter des livres après qu’on a fait le plein de gazole ?) voyez un des livres de référence, Fourmis sans ombre, du linguiste et traducteur Maurice Coyaud (qui fut invité sur France Culture il y a des lustres) et dans un autre style Le Petit Manuel pour écrire des haïku de Philippe Costa qui analyse le genre sous toutes les coutures.

Voir le profil de l'utilisateur

46
Répondre en citant  
Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) - le Sam 24 Nov 2018, 15:36

1- Retour sur José Pivin grâce à la diffusion de "Paysage rythmé : La Camargue". Après un générique bref et sec, les paysages vont se dérouler, et nous allons, parfois en un mouvement de va-et-vient passer d'un paysage à l'autre : les flamants roses, la culture du riz, les manades, les moustiques, les cigales, le mistral, la récolte du sel, pour finir avec une famille de gitans.
On entend ici le passage entre plusieurs "paysages" : aucune fioriture, une voix neutre assure la transition très sèche entre dressage de chevaux, le sel, manade et retour au sel, puis au dresseur, le tout en moins de quatre minutes : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-24.11.2018-ITEMA_21901489-5.mp3" debut="34:46" fin="38:22"]
Les sons, les bruits sont aussi importants que les voix : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-24.11.2018-ITEMA_21901489-5.mp3" debut="08:58" fin="13:01"]
C'est la troisième et dernière émission des "Paysages rythmés" (la seconde, "Chaleur", se passait dans les vignobles de la vallée du Rhône, à Gigondas il me semble, et m'avait un peu moins convaincu).
Petit complèment : José Pivin a aussi écrit de nombreux contes pour enfants, et l'hiver dernier, les "Nuits" avaient diffusé un "Noël des animaux".
2- Ce qui m'emmène à ma seconde écoute de la semaine, une émission pour les enfants justement. Ont été diffusés durant six semaines dans les nuits de dimanche à lundi les "Fifi Brindacier" des "Histoires du Pince-Oreille". La première se trouve ici.
3- Enfin, la diffusion d'une "Lecture du soir" : un roman d'Anatole France magnifié par Michel Bouquet, en trois volets, "Les dieux ont soif". Cette histoire, qui se déroule durant la période révolutionnaire, raconte l'histoire tragique d'un homme pris dans l'étau de la Terreur. Michel Bouquet a mené une véritable carrière radiophonique : on le retrouve régulièrement de la fin des années 40 aux années 90 dans des lectures, des dramatiques, des feuilletons. Il est le docteur Cornélius de Gustave Le Rouge, un très grand moment, disponible aujourd'hui uniquement sur le site de l'INA. (Donc payant...)

Voir le profil de l'utilisateur

47
Répondre en citant  
De la Camargue aux îles Halligen - le Sam 24 Nov 2018, 20:08

Merci pour chacun de vos messages ouvrant des pistes originales d'écoute et bravo pour la création des pastilles sonores. José Pivin, un nom...
Curly(http://regardfc.forumn.org/t852p40-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31765) a écrit:1- Retour sur José Pivin grâce à la diffusion de "Paysage rythmé : La Camargue". Après un générique bref et sec, les paysages vont se dérouler, et nous allons, parfois en un mouvement de va-et-vient passer d'un paysage à l'autre : les flamants roses, la culture du riz, les manades, les moustiques, les cigales, le mistral, la récolte du sel, pour finir avec une famille de gitans.
On entend ici le passage entre plusieurs "paysages" : aucune fioriture, une voix neutre assure la transition très sèche entre dressage de chevaux, le sel, manade et retour au sel, puis au dresseur, le tout en moins de quatre minutes : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-24.11.2018-ITEMA_21901489-5.mp3" debut="34:46" fin="38:22"]
Les sons, les bruits sont aussi importants que les voix : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-24.11.2018-ITEMA_21901489-5.mp3" debut="08:58" fin="13:01"]
C'est la troisième et dernière émission des "Paysages rythmés" (la seconde, "Chaleur", se passait dans les vignobles de la vallée du Rhône, à Gigondas il me semble, et m'avait un peu moins convaincu).
Petit complèment : José Pivin a aussi écrit de nombreux contes pour enfants, et l'hiver dernier, les "Nuits" avaient diffusé un "Noël des animaux". (...)
José Pivin, un nom, donc, que Nessie nous avait fait un peu plus connaître en 2010
Nessie(http://regardfc.forumn.org/t131p270-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-i#6063) a écrit: (...) dès cette nuit on voit venir ici une autre émission de José Pivin, 10 ans après "Tous les bonheurs du jour". Pivin est un de ceux qui ont inventé l’imagerie sonore de la France Culture et ce style radiophonique dont quelques échos subsistent encore dans les Halligen de documentaire ou de direct soigneusement mis en onde, de plus en plus menacées par la montée des eaux du débat-table-ronde. Voici comment Yann Paranthoën évoquait Pivin : << Ce qui comptait pour lui, c’était la composition sonore, mêlant texte, musique et son, grâce à laquelle la radio devenait un moyen d’expression à part entière. Au fond, à la radio, José se comportait comme un "primitif" : il n’utilisait pas de code, pas d’enseignement, pas de langage répertorié. Il a seulement découvert un outil peu connu et mal utilisé, et il a pris plaisir à en jouer. >> (...)
Un mot  qui interroge au milieu du message : Les Halligen

Les îles Halligen allemandes jouissent d'une situation pittoresque en Mer du Nord au beau milieu des îles de la Frise du Nord. Vous serez subjugué par les promenades sur le fond marin en plein cœur d'une nature inscrite au patrimoine mondial. Bercées par les marées, les îles Halligen sont parfaites pour s'isoler.




Hallig Oland : un paradis pour les amateurs d'oiseaux

Voir le profil de l'utilisateur

48
Répondre en citant  
José Pivin, petite suite - le Sam 24 Nov 2018, 20:46

Pour José Pivin toujours : a travaillé à Radio Alger des années 40 à la fin des années 50. Il y écrit de nombreux contes pour enfants qu'il reprendra sur France Culture dans les années 60, dans l'émission "Fermez vos cahiers". A la fin des années 50 il rentre en France et crée l'émission "Tous les plaisirs du jour sont dans la matinée", diffusée régulièrement dans les "Nuits" (ou disponible sur le site de l'INA). A la fin des années 60 il intègre l'équipe des Ateliers de Création Radiophonique.
Il travaille régulièrement avec le compositeur Georges Aperghis (voir "Le chat botté"). Je tiens ces informations d'une partie du livret qui accompagne le coffret "Afrique" que l'INA a consacré à J Pivin. Il s'agissait d'un volume 1, et au vu du succés de l'ouvrage, il n'y aura visiblement pas de 2. Ce coffret contient notamment "L'opéra du Cameroun", et "Le transcamrounais", deux pièces majeures de l'œuvre de Pivin.
Autre gros morceau, hélas payant et toujours sur le site de l'INA, son feuilleton consacré à Lancelot, "Lancelot ou le chevalier à la Charrette", d'après Chrétien de Troyes, et où se superposent de manière magistrale plusieurs couches narratives : le récit de Claude Duneton, le récit en ancien français, les dialogues, interprétés par des acteurs, et une partie documentaire.



José Pivin (1916-1977)

(Photo extraite de "José Pivin, vol.1, Afrique" (éd.INA)

Voir le profil de l'utilisateur

49
Répondre en citant  
Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) - le Ven 30 Nov 2018, 13:58

Élément de réponse au quiz de La Direction de France Culture et son projet culturel :
Nessie cite ses sources(http://regardfc.forumn.org/t62-jean-marie-borzeix#615) a écrit:Le Débat - Que représentent les nocturnes dans votre programmation, depuis quand existent-elles ?
J.-M. B. - Nous les avons créées avec Jacques Fayet en 1985. Auparavant, les producteurs s'interrompaient à minuit avec « La Marseillaise », puis on s'enfonçait dans la nuit silencieuse. Les programmes nocturnes mêlent désormais émissions anciennes et récentes. Tout de suite, elles ont connu un succès considérable dont témoigne le courrier, à défaut de mesure d'audience. Il faut dire que l'écoute de la nuit est la plus attentive, la plus exigeante. Mais je reste stupéfait par le nombre d'insomniaques dans notre pays !

Le Débat - Ces voix disparues ne font-elles pas beaucoup pour la séduction et la légitimation de France Culture ? Elles constituent un lien avec le passé, une sorte de musée original.
J.-M. B. - Je ne veux pas que France Culture soit un musée, même si personne n'est plus attaché que moi à la vocation patrimoniale de cette radio. Cela dit, il faut prendre conscience d'une réalité : la radio a désormais un passé. Naguère, seul l'écrit avait un passé, accessible dans les bibliothèques. Nous disposons aujourd'hui de masses énormes d'archives sonores dont certaines datent de plus d'un demi-siècle. Ces archives, conservées pour l'essentiel par l'I.N.A., France Culture les exploite tous les jours. Et il n'y a pas de mois où nous ne fassions pas de découvertes merveilleuses. C'est notre rôle de les donner à entendre, de leur redonner vie. Au sein d'émissions documentaires ou bien dans des espaces spécifiques comme l'émission hebdomadaire "Radio-Archives". Et puis Radio-France coproduit avec l'INA certains grands moments de la radio d'hier sous forme de cassettes ou de disques compacts. je songe notamment aux fameux entretiens avec Giono, Cendrars, Léautaud. Viennent de sortir les entretiens avec Malraux et quatre disques magnifiques consacrés à Marguerite Duras, quatre autres à Vilar. C'est un secteur qu'il faudra encore développer.

Mais le rôle de France Culture, c'est d'abord de constituer les archives du futur. Nous sommes, par exemple, sur le point de réaliser le 500e numéro du « Bon Plaisir ». Toute notre histoire culturelle est contenue dans cette série d'émissions. Nous avons diffusé plusieurs centaines de « Mémoires du Siècle » autre mine pour demain. Chaque jour, nous ajoutons quelque chose au stock existant. C'est effectivement une mission centrale pour France Culture que d'exhumer les trésors anciens et de continuer à les enrichir.

Le Débat
- Comment va pouvoir se faire l'accès à cette masse d'archives ?
J.-M. B. - Pour l'instant le public éprouve de grande frustration. Certains auditeurs extraordinairement attentifs et méticuleux enregistrent les émissions qu'ils souhaitent, ils les échangent avec leurs amis. Mais cela reste un bricolage périphérique. La plupart des auditeurs ont le sentiment que les émissions anciennes et récentes sont inaccessibles. Il est vrai qu'elles ont presque inaccessibles pour un auditeur moyen.

Mais demain, tout sera possible. Personne n'en doute. Grâce aux moyens informatiques et aux réseaux en ligne, les « bibliothèques sonores » vont s'ouvrir aux chercheurs et aux curieux qui pourront sans soute avoir directement accès à ces trésors. Ce sera un moment extraordinaire. Certes, tout cela devra se faire avec l'I.N.A qui est, conformément à la loi, propriétaire de nos émissions au bout de trois ans. Et cela suppose que soit réglée au préalable l'épineuse question des droits.
Mais j'en suis convaincu, on découvrira bientôt un Himalaya sonore dont nous-mêmes ne soupçonnons pas l'ampleur.
./..

Voir le profil de l'utilisateur

50
Répondre en citant  
A suivre dans les nuits - le Ven 30 Nov 2018, 18:19

Ont retenu mon attention cette semaine :

Nuit du samedi 1er au dimanche 02 décembre 2018
Nuit du livre d’images, Par Mathilde Wagman
03:50 - 04:20 Les histoires du Pince Oreille - Aglaé fait des histoires (1ère diffusion : 13/11/1993) de Françoise Gerbaulet
Interprétation Bernadette Le Saché, Jenny Alpha, Bernard Bouillon, Malek Kateb, Monique Tarbès, Philippe Barillet, Jocelyne Auclair, Françoise Henry-Cumer, Emmelène Landon et Laurence Huet - Bruitages Dominique Aubert - Réalisation Marguerite Gateau

Nuit du lundi 03 au mardi 04 décembre 2018
00:21 - 03:21 Les samedis de France Culture - Alfred Jarry (1ère diffusion : 13/10/1973)
par Georges Charbonnier déjà ici.

Nuit du mardi 04 au mercredi 05 décembre 2018
00:01 - 01:31 Les Bouches inutiles (1ère diffusion : 14/04/1951 Chaîne Nationale)
De Simone de Beauvoir

Musique originale Jean-Yves Daniel-Lesur - Chef d'orchestre André Girard - Interprétation Jacqueline Morane, François Chaumette, Roger Bontemps, Jean-Roger Caussimon, Pierre Renoir, le Choeurs de la RDF, l'Orchestre national de la RTF et Christiane Lénier - Réalisation Eléonore Cramer

Il est vrai que les émissions des années 50 ont l'air un peu solennel et compassé. Mais pas toujours. ("L'école des bouffons" de Michel de Ghelderode)
Enfin, nous verrons bien. Le générique de la pièce de Simone de Beauvoir est quand même alléchant.
De plus ce côté un peu "coincé" (Ah ces spikeurs...) des archives de cette époque peut aussi s'expliquer par le fait que l'on décidait de garder "pour la postérité" les émissions considérées comme les plus prestigieuses. Par exemple, il ne reste aucune trace ou presque de beaucoup d'émissions. (Rien de "Malheur aux barbus" de Pierre Dac et Francis Blanche !)

Un premier retour sur cette semaine :
"La montagne et l'homme" de Georges Sonnier (Les après-midis de France Culture, 22-05-1971) Georges Sonnier, écrivain spécialiste de la montagne balaie son sujet, assez large en fait, de manière plutôt bien structurée, sans rentrer forcément dans des explications très détaillées. Histoire de l'alpinisme, des guides de montagne, de la littérature spécialisée (exposé pittoresque d'une certaine Claire Elisabeth Angèle), le film de montagne ... Je me suis pour l'instant arrêté là, mais il semblerait qu'il y ait ensuite la musique avec Olivier Allain. Les intervenants sont souvent assez ternes, la palme revenant à Maurice Herzog, maire de Chamonix, qui raconte son ascension de l'Annapurna sans vraiment nous passionner. Pourtant, quelle aventure ! C'est dommage.
Pour des "Après-midis de France Culture" plus mémorables je renvoie, et je me limite aux dernières rediffusions faute de temps à "Ireland for ever" . Le sujet est épineux, les conflits et les tensions à ce moment en Irlande étant plus que tendus. L'auteur de ce documentaire, Andrew Orr, a signé un Atelier de Création Radiophonique sur le même sujet, rediffusé fin août, "Irish Stew", de qualité équivalente. Andrew Orr en a signé d'autres, rediffusés récemment, tout aussi réussis : "A chaque porc vient la Saint Martin" (1ère diffusion : 15/04/1979), et "Mac à dames" (01-02-1976).

Voir le profil de l'utilisateur

51
Répondre en citant  
Les histoires du Pince Oreille, complément du précédent post - le Ven 30 Nov 2018, 21:46

Le site Syntone, quoiqu'on en dise, s'intéresse à l'histoire de la radio.
Cela fait plusieurs fois que je conseille "Les histoires du Pince Oreille", émission pour les enfants.
Ici un historique de l'émission.
Je cite une partie de l'introduction :
"Un créneau hebdomadaire d’une demi-heure, cela pourrait sembler peu, mais l’on s’en souvient comme d’un moment précieux. C’était le temps d’antenne que France Culture accordait à son émission de fictions pour les enfants entre 1992 et 2000, le samedi à 8h30 d’abord, à 14h plus tard. Précieux, parce qu’aujourd’hui cette simple demi-heure a disparu."
Triste conclusion :
"Interpellé lors d’une rencontre de 2013 à la Sacd sur la disparition des fictions jeunesse sur France Culture depuis 2010, celui qui était alors directeur de l’antenne, Olivier Poivre d’Arvor expliquait ce choix de ses prédécesseurs par le fait que « les enfants n’écoutent pas la radio » et concluait : « Je n’ai pas envie que France Culture devienne une petite radio. »  

Autre article sur le même site Quand la radio publique s'adressait aux enfants (articles de Juliette Volcler, décembre 2015)

Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé 


52
Répondre en citant  
Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) -

Le programme de nuit, îlot de culture (II)     Page 5 sur 10

Haut de page ↑   

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Accueil / France Culture

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum