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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Le programme de nuit, îlot de culture (II)

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Le programme de nuit, îlot de culture (II)    Page 8 sur 10

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Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) - le Ven 14 Déc 2018, 20:03

Merci pour vos exceptionnelles contributions dans ce fil, travail qui a été relayé comme il le mérite sur le compte Twitter de RegardFC.  
Curly(http://regardfc.forumn.org/t852p60-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31910) a écrit: (...) En ce qui concerne « Un homme, une ville »,  Gustave Flaubert 1-  à Paris, le premier des nouveaux romanciers (24/04/1981) 2- à Rouen, topologie d'un pays fantôme (08/05/1981) 3- fantasmes orientaux, exotisme et érotisme (15/05/1981)
Si l'on s'en tient aux éléments soulignés, on peut se demander si le sujet est Flaubert ou Robbe-Grillet...
N'ayant pas encore écouté les émissions je ne peux faire preuve que de mauvaise foi. Donc allons-y.
L'extrait sur les stéréotypes, est pertinent : RG y reprend ce qui est dit d'ordinaire sur Flaubert.
Mais avec Proust, on bascule dans une autre dimension par la précision et la finesse de l'observation.
Proust tente, assez laborieusement, me semble-t-il, de comprendre ce que bientôt on appellera avec Joyce et Woolf, le style indirect libre (Jane Austen l'a utilisé bien avant Flaubert, mais Proust ne s'intéressait guère à ce continent littéraire, John Ruskin suffisant à son intérêt pour l'outre-Manche). Sa métaphore finale n'est guère convaincante.

Montalbetti est d'un autre calibre que Garrigou-Lagrange et il préparait ses émissions avec soin. S'il a invité trois fois Robbe-Grillet pour cette série, il y a sans doute une raison.

Flaubert a mis huit ans à écrire Madame Bovary, il faut lire sa correspondance, notamment avec Louise Colet pour comprendre que c'est l'écriture qui lui importait, le style, sa grande passion. Aussi est-il intéressant  de le mettre en relation avec les Nouveaux Romanciers qui ont poussé au plus haut point (celui de l'absurde et de l’illisibilité, sauf rares exceptions) l'exigence que revendiquait Flaubert : disparaître de l’œuvre.

Pour ce qui concerne le troisième souligné, Le voyage en Orient (récit de ses pérégrinations avec Maxime du Camp) suffit à saisir l'intérêt érotique (autre passion de sa vie, mais moins dominante que chez son "fils adoptif" et disciple, Maupassant) pour l'Orient. Pour être totalement convaincu de l'importance de cette dimension, on se reportera de nouveau à la correspondance qui rapporte des détails éloquents et sans fard en la matière.

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Coda pour une émission encore non écoutée ou glissement progressif vers d'autres auteurs - le Ven 14 Déc 2018, 21:17

Philaunet(http://regardfc.forumn.org/t852p60-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31911) a écrit:
Proust tente, assez laborieusement, me semble-t-il, de comprendre ce que bientôt on appellera avec Joyce et Woolf, le style indirect libre (Jane Austen l'a utilisé bien avant Flaubert, mais Proust ne s'intéressait guère à ce continent littéraire, John Ruskin suffisant à son intérêt pour l'outre-Manche). Sa métaphore finale n'est guère convaincante.
Rappel :
Curly(http://regardfc.forumn.org/t852p60-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31910) a écrit:N'ayant pas encore écouté les émissions je ne peux faire preuve que de mauvaise foi. Donc allons-y.

"...donc cet imparfait, si nouveau dans la littérature, change entièrement l'aspect des choses et des êtres, comme font une lampe qu'on a déplacée, l'arrivée dans une maison nouvelle, l'ancienne si elle est presque vide et qu'on est en plein déménagement. C'est ce genre de tristesse, fait de la rupture des habitudes et de l'irréalité du décor, que donne le style de Flaubert, ce style si nouveau quand ce ne serait que par là."
Marcel Proust en 1920 il ne faut pas l'oublier.
Quand même...

Jean Montalbetti n'avait pas seulement le talent de bien préparer ses émissions. Même série, Baudelaire à Paris
Pierre Descargues aussi d'ailleurs, Hans Christian Andersen à Odense

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Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) - le Ven 14 Déc 2018, 22:57

Curly(http://regardfc.forumn.org/t852p70-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31912) a écrit: (...) Jean Montalbetti n'avait pas seulement le talent de bien préparer ses émissions. Même série, Baudelaire à Paris
Pierre Descargues aussi d'ailleurs, Hans Christian Andersen à Odense
Un grand numéro d'Un homme, une ville (en trois parties d'une heure chacune) : Marcel Proust à Paris avec Roland Barthes par Jean Montalbetti (20.10.1978) .

Pour ce qui concerne Flaubert, L'art et la vie de Gustave Flaubert de 1954 (quatre numéros d'une heure environ) avec Marthe Robert et Arthur Adamov.

Il y a les podcasts des Nuits de France Culture et puis il y a youtube (avec éventuellement un convertisseur mp3) ou encore le stock de l'ANPR ouvert à tous. Byzance.

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Scène de la vie de campagne, suite - le Sam 15 Déc 2018, 16:06

Promenade ethnologique, "L'instituteur de Talairan" ou plus précisément de Tournissan, village proche où il a exercé son métier, entre Narbonne et Carcassonne.
La seconde partie, trois petits extraits :
La vocation de Jean Puget, [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-12.12.2018-ITEMA_21918362-2.mp3" debut="06:54" fin="08:23"], mais aussi ses méthodes de travail, l'histoire du village.
En contrepoint, les souvenirs d'anciens élèves , [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-12.12.2018-ITEMA_21918362-2.mp3" debut="10:18" fin="13:01"]
Le passage du certificat d'études d'un de ses élèves,  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-12.12.2018-ITEMA_21918362-2.mp3" debut="28:39" fin="31:01"]
Mais aussi les souvenirs de 39-45, y compris des lettres écrites (le livre de vie) pendant la Seconde Guerre Mondiale et retrouvées par Rémy Casals, historien. Le contraste entre les lettres et les témoignages des anciens élèves est assez saisissant. On privilégie l'émotion dans les lettres, et non les anecdotes plus cocasses. Ici nous avons les deux.
Dans la dernière partie Jean Puget joue à "Je me souviens" évoquant tour à tour les colporteurs, les touristes anglais, les tailleurs de pierres, la chasse aux maraudeurs avec son grand-père. Mémoire vivante de son pays, collectionneur acharné, il attire à lui les ethnologues qui le prennent comme objet d'étude.

Promenades ethnologiques en France - L'instituteur de Talairan (06, 07 & 10/08/1981)
par André du Bouchet - Avec Jean et Anna Puget, certains de leurs anciens élèves, et Rémy Casals - Réalisation - Hervé Leveau

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La vie sans voir - le Dim 16 Déc 2018, 11:11

Philaunet(http://regardfc.forumn.org/t852p70-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31911) a écrit:
Merci pour vos exceptionnelles contributions dans ce fil...
"émissions présentées et commentées" est-il écrit sur le fil twitter. Merci beaucoup, bien que ce ne soit que des présentations et des commentaires simples et concis.
Extrait d'un Samedi de France Culture, La vie sans voir par Marie-Hélène Fraisse du 24/06/1978, qui ne sera bientôt plus disponible à l'écoute.
[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/12/s53/WL-NET_FC_1B6F6995-B85D-471E-A7FF-8F767D203F72-10.mp3" debut="90:22" fin="93:53"]

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Gustave par Alain, suite et fin finale - le Lun 17 Déc 2018, 14:00

Un homme, une ville - Gustave Flaubert (24-04, 08 & 15-05-1981)
par Jean Montalbetti - Lectures Catherine Sellers et François Marthouret - Réalisation Jean-Claude Loiseau

Allez, retour sur la première, à la Bibliothèque Nationale, en compagnie de Alain Robbe-Grillet certes, et un peu de Roger Pierrot (spécialiste aussi de Balzac).
Après une introduction du RG sur la forme et les stéréotypes, ainsi qu'une comparaison avec Balzac ; les méthodes d'écritures sont différentes, même opposées, l'un écrit dans l'urgence, l'autre non, ils n'appartiennent pas non plus à la même génération d'écrivains ; mais enfin bref comparons-les quand même... on entre dans le vif du sujet.
Enquête autour des différents états des manuscrits, l'émission s'articule autour de l'étude de certains passages (L'éducation sentimentale), parfois connus. Variations syntaxiques, étirement ou accélération du rythme...
Les enquêteurs se penchent sur les états du texte comme Blake et Mortimer sur un parchemin...
Puis sur la fonction de la description (le fameux chapeau de Charles au début de Madame Bovary et sa réécriture dans Les fleurs bleues de Raymond Queneau).
Évidemment notre RG revient sur la forme, et l'idée de Flaubert d'écrire un texte sur rien.[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-11.12.2018-ITEMA_21917447-1.mp3" debut="58:29" fin="59:44"]
Dans la suite nous partons pour la Normandie : visite des lieux où a vécu Flaubert. Mais il est essentiellement question de Madame Bovary. Le RG, qui soutient que c'est la description qui crée l'objet et non l'inverse, va donc s'effacer un moment car nous allons sur les lieux de l'action, à Ri où l'on cherche à caler la réalité sur la fiction. Comme au château d'If d'ailleurs, où les guides présentent toujours Edmond Dantès comme un personnage ayant réellement existé.
A la fin, petite pichenette en règle à destination de Jean-Paul Sartre.
Et la dernière, non pas un voyage en Orient mais retour à la Bibliothèque Nationale. Le voyage en Orient au XIXème siècle, ce n'est pas d'une grande originalité. On bifurque vers l'érotisme avec Salammbô et Salomé dans Hérodias.
Quant aux explications sur l'imaginaire oriental chez Flaubert, le RG et JM ont du mal à sortir eux-mêmes des stéréotypes, ex : Le désert, c'est un lieu où l'on manque de tout, l'Orient, c'est la chaleur.
Plus amusante est l'image érotique du ch'val, et de la religion "Tout l'Ancien Testament est une histoire sexuelle". Oh oui, amen !

Il n'empêche, tout cela est fait avec gourmandise et plaisir, et ne manque pas de panache.
Et voilà.

Version radiophonique de l'histoire de Salomé dans A l'enseigne du merveilleux de Géraldine Gérard et René Jentet.

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Giono, Chedid, Baudelaire & Chabrol - le Mar 18 Déc 2018, 20:31

Dans les derniers mois, quelques trésors, parfois bien enfouis comme on va voir :
A la une,  
Un de Baumugnes (03/06/1973)
De Jean Giono - Adaptation Marcel Sicard - Musique originale Paul Durand - Interprétation Jean-Claude Pascal, Julien Bertheau, Maria Mauban, Marie-Pascale Nesi, Rellys, Andrex, Pierre Olivier, Max Amyl, Vicky Corot, Annie Roudier, Linette Lemercier, Michel Morano, Isabelle Carrier et Albert Raisner (Harmonica) - Réalisation Marcel Sicard
Une dramatique dont on peut seulement regretter une utilisation abusive de l’accent provençal : le générique est ridicule, mais pas le reste. Marcel Pagnol avait adapté (Angèle) ce roman de Giono qui est l’un de ses premiers.
Dans Le soleil des eaux de René Char, le fait que les acteurs ne prennent pas l’accent était une bonne idée. Si c’est pour le caricaturer, ce n’est pas la peine, surtout dans de telles œuvres.
Attention, cette dramatique est introuvable sur le site : on la trouve ici, effet de surprise garanti.

A la deux,  
Les marches de sable (06/01/1983) d'Andrée Chedid - Adaptation Patrick Liegibel - Réalisation Anne Lemaitre Musique originale de Jean-Louis Florentz dirigée par Gilbert Amy, avec notamment Pierre Dux, Bérangère Dautun, Dominique Arden, Anne Kreis, Marie-Christine Darah, Emmanuelle Riva .
Trois femmes se retrouvent dans le désert. Elles ont fui la civilisation pour des raisons différentes.  
Pierre Dux est le personnage témoin et le narrateur de cette magnifique dramatique.

A la trois,
Ce n'est pas une dramatique mais cela se suit comme telle.
Baudelaire par Baudelaire, par Paule Chavasse et Claude Pichois. (18/10/1967)
La vie de Baudelaire est retracée à travers sa correspondance. Michel Bouquet est Baudelaire. Les quelques poèmes sont lus par Alain Cuny.
Avec aussi Bernadette Lange, Jean Levrais, Jean-Pierre Lituac Jacques Lalande Patrice Galbeau et Pascal Mazzotti.

Et à la quatre,
Une Histoire sans images de Michel Polac, Le scandale de Claude Chabrol avec donc le réalisateur et Maurice Ronet. (29/04/1967)
Le principe de l'émission est simple : lecture du scénario par le réalisateur, avec quelques commentaires. Chabrol se refuse à la lecture intégrale. Il va choisir quelques séquences, en résumant évidemment le reste, pour expliquer ses choix de mise en scène. La brillante démonstration de Chabrol nous montre ce film, plutôt mineur mais pas inintéressant, sous un jour nouveau. Inutile de l'avoir vu pour l'apprécier.
Il me semble que c'est de loin la meilleure de cette série, basée sur une fausse bonne idée. La lecture d'un scénario in extenso peut être facilement ennuyeuse : Agnès Varda dans la sienne consacrée à Cléo de cinq à sept en explique à plusieurs reprises les limites.

Pas sûr que tout cela intéresse grand monde. Et c'est bien dommage.

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''L'autre scène ou les vivants et les dieux - La Genèse'' (1976) - le Ven 21 Déc 2018, 23:02

Le compte Twitter RegardFC suggérait hier l'écoute de L'autre scène ou les vivants et les dieux - La Genèse (1ère diffusion : 20/12/1976) 1h25 [Rediffusion 12/08/2016]

Philippe Némo était aux manettes de ce numéro de la fameuse série explorant les mythes. Claude Mettra et Michel Cazenave en furent les autres artisans. Le paradigme d'interprétation du monde dans les années 1970 à FC, c'était la psychanalyse (surtout jungienne avec Cazenave), les archétypes des contes et mythes avec Mettra, assez fumeux parfois, ou souvent, dans ses théories, mais sa lecture des contes était un plaisir qui a eu et a encore ses fidèles.

Comme il est écrit dans le tweet, l'émission est soignée et les lectures bénéficient d'une scénarisation sophistiquée. On retrouve une des voix qui a longtemps présenté les Nuits plus tard (noms des deux lectrices en fin d'émission). L'émission est un montage où s'entrecroisent les paroles d'Elie Wiesel et de Michel Létienne.

Il faut quelque patience selon moi pour écouter chacune des interventions d'Elie Wiesel jusqu'au bout... Seul moment amusant quand Philippe Némo, homme cultivé s'il en est et grand producteur de radio, met Wiesel face à ses contradictions. La réponse de ce dernier à propos de Cain : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-30.03.2017-ITEMA_21276206-1.mp3" debut="49:40" fin="50:58"]

En revanche toutes les interventions de Michel Létienne valent le déplacement. Le sacrifice d'Isaac et les traditions analogues ; la remise en cause de la singularité de la Bible : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-30.03.2017-ITEMA_21276206-1.mp3" debut="64:40" fin="70:15"]

Philippe Némo indiquait d'emblée les deux genres d'exégèse de ses invités : l'interprétation libre pour Wiesel (sur Adam et Eve, féministes s'abstenir d'écouter) et l'analyse scientifique pour Létienne.

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Mardis du cinéma - Euphonia - le Sam 22 Déc 2018, 10:55

Passage en douceur du jour à la nuit :
"De 23h à Minuit ART ET CRÉATION (!?!?!?!?!?)
UNE VIE D'ARTISTE par Aurélie Charon
Une veillée avec Chantal Goya."
Attention, ceci n'est même pas un canular.


Puis, pour ceux qui n'aiment pas l'art et la création, une nuit consacrée aux comédies musicales américaines, avec N.T.Binh, et surtout la rediffusion de trois Mardis du cinéma,
1- Busby Berkeley par Simone Douek (20-10-1992), avec Rick Altman, Alain Masson, Patrick Brion et l'exubérant Jean-Christophe Averty .
2- L'âge d'or de la comédie musicale MGM : 1939-1960 par Yves Builly, (21-12-1993)  avec encore Patrick Brion forcément, Dominique Rabourdin, Daniel Dobbels, Leslie Caron et Daniel Corinaut.
3- Tous en scène : Six personnages en quête de rêve par Pierre Coural (12-02-1985) avec encore du beau monde, François Guérif, Dominique Rabourdin, Jean-Paul Török, Ado Kyrou et Alain Masson.

L'émission "Les mardis du cinéma" est comparable en radio à ce que pouvaient être les petits "Découvertes-Gallimard"* en livre : ceux qui se passionnent pour le sujet n'apprennent pas grand chose, voire rien, mais on y retrouve avec beaucoup de plaisir l'essentiel sur le sujet, avec de vrais connaisseurs. Inutile de préciser qu'il y a en plus un travail de montage afin d'éviter redites et temps morts. (Clin d'œil aux programmes diurnes)

Et enfin un Euphonia sur Bob Fosse, le dernier éclat (27-05-1988). Ce n'est qu'un des numéros de la série, mais qui dans le cadre de cette nuit permet de couvrir l'ensemble de l'âge d'or de la comédie musicale américaine.
Nous sommes encore en bonne compagnie, avec Noël Simsolo.
A suivre  ...


* Que l'on peut lire d'une seule traite et pas seulement feuilleter.



Dernière édition par Curly le Sam 22 Déc 2018, 19:55, édité 1 fois

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Goya sur France Culture - le Sam 22 Déc 2018, 18:19

Curly(http://regardfc.forumn.org/t852p70-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31961) a écrit:Passage en douceur du jour à la nuit :
"De 23h à Minuit ART ET CRÉATION (!?!?!?!?!?)
UNE VIE D'ARTISTE par Aurélie Charon
Une veillée avec Chantal Goya."
Attention, ceci n'est même pas un canular.
Visiblement, non. Hypothèse : Marie Richeux a demandé une faveur pour l'artiste de sa vie et l'a obtenue.
Puis, pour ceux qui n'aiment pas l'art et la création, une nuit consacrée aux comédies musicales américaines, avec N.T.Binh, et surtout la rediffusion de trois Mardis du cinéma, (...)
Merci pour toutes les références.
L'émission "Les mardis du cinéma" est comparable en radio à ce que pouvaient être les petits "Découvertes-Gallimard" en livre : ceux qui se passionnent pour le sujet n'apprennent pas grand chose, voire rien, mais on y retrouve avec beaucoup de plaisir l'essentiel sur le sujet, avec de vrais connaisseurs.
Un "Découverte-Gallimard" se feuillette, mais ne se lit pas. Un peu comme FC diurne : le programme se consulte, mais on ne l'écoute pas.
Et enfin un Euphonia sur Bob Fosse, le dernier éclat (27-05-1988). Ce n'est qu'un des numéros de la série, mais qui dans le cadre de cette nuit permet de couvrir l'ensemble de l'âge d'or de la comédie musicale américaine.
Nous sommes encore en bonne compagnie, avec Noël Simsolo
Un nom qui reste dans les mémoires. Quant à Euphonia, une des meilleures émissions de musique qui ait existé à France Culture. Rien ne l'a remplacée.
A suivre  ...
On espère !



Dernière édition par Philaunet le Sam 22 Déc 2018, 19:43, édité 1 fois

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Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) - le Sam 22 Déc 2018, 19:40

- La Fontaine, avec Madame Foianant
Le principe de cette série de Géraldine Gérard réalisée par René Jentet est nettement moins attractif que celui de A l'enseigne du merveilleux qui bénéficiera de moyens plus importants et qui permettra à René Jentet des fantaisies qu'ici on ne trouve guère.
La fameuse Madame Foinant présente son auteur préféré, Jean de la Fontaine (et non Edgar Allan Poe) : banalités un peu désuettes, mais néanmoins amusantes. Ensuite deux voix familières, Pascal Mazzotti et Patrice Galbeau, lisent quelques fables et l'Elégie aux Nymphes de Vaux. C'est la partie de l'émission la plus réussie, malgré le manque d'originalité.
Mais qui est Madame Foinant ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-22.12.2018-ITEMA_21928550-1.mp3" debut="01:30" fin="02:15"]
Addenda : Un autre épisode diffusé l'année dernière, avec Henri Salvador, qui n'a rien à dire, et là d'après Edgar Poe, est nettement plus ambitieux L'aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall (12-02-1960)
avec Eve Griliquez, Jean Amadou, Jean-Pierre Lituac, Fernand Gregh, Jean-Jacques Aslanian et Pascal Mazzotti.

- Les possédés d'après Dostoïevski -Adaptation Albert Camus - Mise en scène Albert Camus - Interprétation Michel Maurette, Pierre Blanchar, Tania Balachova, Paul Gay, Jean Martin, Marc Eyraud, Georges Berger, Georges Sellier, Géo Wallery, Pierre Vaneck, Charlotte Clasis, Nadine Basile, Alain Mottet, Janine Patrick, André Oumansky, Catherine Sellers, Charles Denner, Michel Bouquet, Edmond Tamiz, François Marie, Jean Muselli, Roger Blin et Nicole Kessel - Réalisation Max Joly
Pas de podcast pour cette émission.
Retransmission de la pièce dans la tradition des années 50/60. Le découpage radiophonique de Max Joly est efficace. Malgré la complexité de l'intrigue, l'auditeur n'est pas perdu. Albert Camus explique en introduction l'envie qu'il avait de voir ce roman sur une scène de théâtre. La qualité sonore est variable, et dans l'ensemble moyenne. La durée du spectacle (3h10) oblige à certains raccourcis, mais on retrouve l'esprit halluciné des grands romans de Dostoïevki.

Annoncés pour l'instant la semaine prochaine, donc non complet :
Nuit du lundi 24 au mardi 25 décembre, Joyeux Noël, et après la messe où nous nous sommes penchés sur le berceau du petit Jésus, penchons-nous sur celui de l'humanité avec à 01h10 la Nuit spéciale Mésopotamie par Amorrite Babylangeais. Une analyse approfondie des dernières mises à jour de la fiche Wikipédia. 01h15, fin de la Nuit spéciale.

Nuit du vendredi 28 au samedi 29 décembre, dans la série des Grands Classiques de France Culture
Le jardin aux betteraves (19-06-1976) pour les amateurs des derniers quatuors de Beethoven, mais aussi accessoirement de Roland Dubillard, avec Maria Machado et trois voix inoubliables, Romain Bouteille, Michel Bouquet et Claude Piéplu.
Réalisation : Anne Lemaître

Nuit du samedi 29 au 30 décembre, 1ère nuit Alexandre Dumas :
avec notemment* deux dramatiques,
Kean (1949)
Interprétation Maria Casares (Anna), Louise Conte (La comtesse de Koefeld), Marcel André (Le comte de Koefeld), Daniel Lecourtois (Le prince de Galles), Jean Temerson (Salomon), Marcelle Monthil (Amy), Lily Siou (Ketty), René Hiéronimus (Pistole), Charles Lavialle (Peterpat), Jean Clarens (Lord Mewill), Edmond Beauchamp (John), Jean Topart (Darius), Roger Bontemps (Bardoche) et Pierre Brasseur (Kean)
Réalisation : Léon Ruth     Attention attention, Pierre Brasseur est présenté comme docteur en sociologie, chercheur au CLERSE, Université de Lille 1 Ses interventions dans la pièce de Dumas sont très attendues.
et
Ascanio (06-01-1962)
Interprétation : Claude Genia, Roland Bourdin, Jean Davy, Renaud Mary, Henri Nassiet, Robert Chandeau, Patrice Galbeau, Claude Piéplu, Jean Péméja, Pierre Garin, Janine Patrick, Madeleine Silvain, Odile Mallet, Inès Nazaris et Claudine Dalmas
Adaptation : Patrice Galbeau
Réalisation : Henri Soubeyran


*Cette coquille est dédicacée à Orailien Bailengeais.



Dernière édition par Curly le Mer 02 Jan 2019, 19:11, édité 1 fois

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Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) -

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